Logo ENAP
Connexion

Plan de développement

Positionnement stratégique

Fondée en 1969 et issue de la volonté de doter le Québec d’une institution de haut savoir en matière de gestion publique et d’analyse de politiques publiques, la création et le développement de l'ENAP comme constituante autonome au sein du réseau de l’Université du Québec ont accompagné la modernisation de l'État québécois. Au cœur des changements sociaux et structurels, le gouvernement voulait se doter d'une administration publique professionnelle et il a mis sur pied un établissement de formation alliant à la fois la tradition universitaire nord-américaine et une vocation professionnelle concrète. La formation dispensée à l’ENAP repose largement sur des savoir-faire qui doivent être alimentés par une réflexion de fond sur les composantes de l’État, leur rôle, leur organisation et leur développement; elle couvre autant le management de l’activité publique que le développement, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques.

Le niveau de réflexion qu’exige un tel engagement nécessite la conduite d’une activité de recherche théorique et appliquée de haut niveau qui permet d’explorer les nombreuses facettes et enrichir le corpus des connaissances du champ disciplinaire multisectoriel caractéristique de l’administration publique, sans négliger le maintien d’un dialogue constant avec les praticiens du secteur. Ce faisant, l’ENAP s’inscrit résolument à la fois dans la tradition et tout autant dans les perspectives qui ont présidé au développement des universités contemporaines les plus dynamiques.

Au cours des dernières années, l’ENAP a affermi la solide réputation qu’elle s’est acquise au plan de la formation. Mais elle a connu également une forte et remarquable progression sur le plan de la recherche en administration publique, au Québec et même au-delà; tout spécialement depuis le début des années 2000. Son personnel d’enseignement et de recherche permanent compte une quarantaine de professeurs réguliers et invités,  originaires de plusieurs familles disciplinaires, complémentaires les unes des autres, en vue de l’étude du phénomène complexe et multidimensionnel qu’est l’administration publique : droit, économique, éthique, gestion des ressources humaines, histoire, psychologie, sciences de l’administration et de la gestion, science politique, sociologie, travail social.

Fortement ancrée dans son milieu, l’ENAP entend répondre aux demandes de production de connaissances émanant autant de la communauté scientifique que de la communauté professionnelle, voire même à celles de la demande sociale en lien avec les transformations des États et le renouvellement d’un secteur public qui évoluent toujours vers plus d’efficience et d’efficacité. En fait, l’ENAP vise l’excellence en recherche universitaire pertinente à l’administration publique, conformément à la vision qu’elle a inscrite dans son Plan de développement stratégique 2013-2018 et qui annonce son intention : «d’accroître son statut d’institution d’avant-garde pour penser et participer au devenir de la chose publique, et être au service du renouvellement des administrations publiques, ici et ailleurs dans le monde».

Afin d’y parvenir, l’ENAP a procédé à une révision de son Plan de développement de la recherche. Celui-ci repose sur les principales lignes de force qui structurent le plan quinquennal de développement stratégique de l’École, notamment en ce qui a trait au dessein d’exercer un leadership assuré en recherche et en valorisation des produits de la recherche en administration publique. Ce Plan de développement de la recherche de l’ENAP couvre donc les années universitaires 2014-2015 à 2016-2018.

Bien que depuis sa création, ses professeurs aient toujours été actifs en recherche, l’ENAP a intensifié au cours des dernières années un ensemble de projets et d’initiatives en vue de renforcer son potentiel. Sur le plan de la formation, les chercheurs disposent de toute la gamme des programmes conçus à l’intention de la population étudiante qui se destine à la recherche, à savoir une maîtrise menant au grade M.Sc. et un doctorat.

La création et l’appui à des pôles de recherche et à des chaires ont par ailleurs favorisé le regroupement d’expertises autour des sujets relatifs aux études en évaluation de programmes, l’administration publique en lien avec les questions internationales (incluant les relations internationales en matière de défense et sécurité, l’économie politique comparée et la mondialisation), en gestion de la santé et des services sociaux, en gouvernance des sociétés d’État, en leadership et en éthique publique. Ces efforts concertés expliquent en bonne partie la progression constante de la recherche à l’ENAP durant la première décennie des années 2000.

Depuis 2006, par exemple, l’École a littéralement vu tripler le montant total de ses activités de recherches (de l’ordre de 1,7 M$ en 2006-2007 à 5,3 M$ en 2011-2012), conséquence à la fois d’une forte croissance des projets de recherche subventionnés et d’une augmentation notable des contrats de recherche commandités. Avec une intensité de recherche de près de 123 k$ par professeur en 2011-2012, l’ENAP se situe désormais parmi les 10 meilleures (9e rang) de toutes les universités canadiennes sans faculté de médecine (24e rang de toutes les universités). Pour un établissement dont le corps professoral demeure de taille modeste (et qui place l’École au 77e rang sur 86 universités sans facultés de médecine), ce résultat est remarquable.

Et si la période comprise entre 2010 et 2013, inscrite sous le signe de multiples transitions, a été témoin du départ à la retraite de professeurs titulaires dont la plupart était très actifs en recherche subventionnée ou contractuelle, ces derniers ont tous été remplacés par de jeunes professeurs au fort potentiel en recherche, comme l’atteste leur participation à des projets financés par les principaux bailleurs de fonds canadiens ou québécois, soit à titre de chercheur principal ou de co-chercheur.

Les prochaines années sont donc promises à un bel avenir pour créer à l’ENAP les conditions d’un nouveau cycle de croissance en recherche. D’ailleurs, les efforts de développement et de consolidation des activités de recherche portent déjà des fruits, comme en témoigne l’obtention récente de subventions majeures du programme partenariat du CRSH et de la FCI, cette dernière venant renforcer les infrastructures de recherche de l’École.

C’est dans ce contexte qu’il était devenu nécessaire de mettre à jour ce Plan de développement de la recherche de l’ENAP, en tenant compte tout à la fois des acquis, de la volonté d’engagement du corps professoral et des étudiants chercheurs et des besoins que les diverses administrations publiques expriment autant au quotidien que dans une perspective d’avenir.